Alors que l'Airbus A330 devient la deuxième famille d'appareil chez Airbus (après la famille A320) à atteindre le cap des 1 000 livraisons, l'Airbus A340-300 lui a atteint la fin de son carnet de commande.

Flight Intenationnal y consacre un article intéressant sur la vie de ce modèle qui n'a pas connu le succès prévu.

Lors de la présentation des modèles l'A330 était un quadriréacteur et l'A340 un biréacteur. Devant la réaction des compagnies qui ni trouvaient pas cela logique, Airbus a inversé les numéros. L'A330 devait se concentrer sur un mince marché de lignes en cour ou moyen courrier demandant de grandes capacités.

D'un autre coté, Airbus vendait l'A340 en convainquant les compagnies que pour les vols de plus de 8 heures, il fallait quatre moteurs "Four engines for Long-haul". Malheureusement Boeing est arrivé avec son 777 et montrait que la voie à suivre serait celle des biréacteurs.

La réponse d'Airbus fut d'améliorer les performances du biréacteur A330 et de créer une version plus courte à grand rayon d'action: l'A330-200. Une décision intelligente car Airbus ne marchait pas alors sur le marché du Boeing 777 mais sur celui du Boeing 767 qui devenait obsolète malgré les tentatives de Boeing. L'A330 devint un succès.

L'A340 par contre n'a pas eu la même chance. L'arrivée du Boeing 777 a pratiquement grillé les chances des versions -200 et -300, trop lentes et sous-motorisées. Les versions -500 et -600 se sont heurtées à la hausse du prix des carburant. Un quadriréacteur consomme toujours plus qu'un biréacteur.

Finnair a dès lors pris livraison du dernier A340. Le dernier ? Peut être pas tout à fait. Il existe encore une commande non encore exaucée pour un Airbus A340 VIP. L'appareil de Finnair est ainsi le dernier A340 passager a quitté la chaîne de production.