La semaine dernière a été une semaine noire pour le secteur aérien américain. Skybus, Alhoa Airlines et ATA on mit fin à leurs activités. Le cas de Skybus est particulier car cette compagnie tentait d'implanter aux USA une évolution du low-cost. Une évolution vers des coûts et des prix encore plus bas.

Pourtant, ça marche en Europe

Si le concept de compagnie low cost nous vient des USA il a bien évolué en Europe. En une dizaine d'années on est passé de vols discounts à des vols hard discount. Ryanair et Easyjet ont été les fers de lance de cette révolution. Le principe est que l'on prend l'avion comme l'on prend le bus pour rejoindre A à B. Ni plus ni moins.

Vu le succès et les bénéfices de ces deux compagnies, le concept plait de plus en plus.

C'est ce que se sont dit les créateurs et investisseurs à l'origine de Skybus. Il sont ainsi essayé de l'implanter sur le marché américain. Si les américain connaissent le modèle low-cost depuis longtemps, ce modèle est nouveau a leur yeux. Il a d'ailleur fait couler beaucoup d'encre lors de la présentation au public.

Déjà les prévision les plus pessimistes circulaient autour du projet Skybus. Ces vues pessimistes pointaient déjà le manque de préparation des américains a ce genre de produit.

De plus le concept se heurte, selon ses détracteurs, au les durées moyennes des vols au USA. Elle sont plus grandes qu'en Europe.

Ah ! Ces habitudes US...

Les compagnies low cost de l'oncle Sam ne sont pas comme l'on pourrait s'imaginer des compagnies au confort minimum. Au contraire nombre d'entre elles délivrent au moins un petit snack ou une boisson durant le vol. Pour un vol de 3 heures ou plus cela se comprend et est dans la logique américaine.

Elles offrent aussi de plus en plus des écran personnels avec souvent des chaînes de TV en direct. Jetblue à été une des premières à le proposer lors de son lancement. Cela a évolué à un tel point que les américains ne sauraient pas se passer de ce genre de gadget lors de leur vols, aussi courts soient-ils.

Un climat défavorable

En plus de ces petits "détails" américains la compagnie est arrivée dans une mauvaise période pour l'économie dans ce pays. Lancée en Mai 2007, elle était encore supportée par ses investisseurs et ses créanciers. Or comme pour les start-up dans le domaine des VLJ elle se retrouve face à des financiers moins conciliants.

De plus la compagnie du faire face à la hausse du prix du carburants.

Lequel des deux point cités-ci dessus est le plus coupable de la fin de Skybus ? Sans doute un peut des deux. Les défaillances dans la mise en place du concept ont été amplifiées par le climats actuel au USA.

L'histoire, pourtant, nous a montré que les pionniers n'étaient pas toujours récompensées. Peut être que ce concept mieux adapté au marché américain et lancé à un période plus propice aura plus de chance... à l'avenir.

This article in english: Skybus crash - Ultra low cost airlines not profitable in the US ?